12 novembre 2006 - Le procès des médias

Les médias ne servent pas seulement à nous informer, à nous distraire, à nous rapprocher (en nous faisant vibrer aux mêmes événements au même moment par exemple, ou en nous fournissant des références communes dont nous pouvons débattre)… Ils sont aussi les organisateurs de notre mémoire commune (que saurions-nous du passé sans bibliothèques, cinémathèques…), les vecteurs de nos croyances, les organisateurs de nos vies… L’idée tout à fait provocante que développait Mc Luhan dans les années 60 – à savoir que les changements techniques dans les moyens de communication bouleversaient les mentalités et étaient un facteur de changement de civilisation – cette idée-là est devenue banale à l’époque où il n’est plus question que de société de l’information ou du savoir ou de cybersphère.
La question des médias et des TIC est au centre des préoccupations les plus contemporaines, touchant par exemple à la mondialisation, aux nouveaux conflits, mais en même temps, nous avons souvent l’impression de rabâcher des arguments séculaires. Notamment ceux que les théologiens ou les philosophes ont développés depuis des siècles pour ou contre l’image, le spectacle, l’imitation de la réalité par l’image, le théâtre, le roman…
Examinons les pièces apportées de part et d’autre au « Procès des médias » dans cet extrait de « L’ennemi à l’ère numérique» téléchargeable ci-dessous.
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