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Désinformation Les armes du faux
Résumé du livre

INTRODUCTION

Faire croire pour faire perdre, tel est le principe. La désinformation efficace combine la capacité intellectuelle de faire admettre à autrui des choses que contredit parfois l'évidence, plus les moyens techniques de rendre de telles illusions contagieuses, plus une stratégie qui mobilise des signes et des simulacres en guise d'armes.

L'information ayant la propriété d'organiser et de désorganiser, de se cumuler ou de se thésauriser mais aussi de se contredire et de se falsifier, de pouvoir être l'attaque, l'enjeu et la cible à la fois, elle participe forcément de nos affrontements. Surtout symboliques. La désinformation pousse cette logique jusqu'au bout.



I° partie Le faux a une histoire



Pour désinformer, il ne suffit pas de mentir ou de dissimuler, il faut des mises en scène, des vecteurs et relais, un milieu réceptif, des représentations mentales particulières chez les acteurs…, toutes choses qui varient suivant les époques, avant et après la guerre froide, en temps de guerre (y compris “humanitaire”) et en temps de paix…


CHAPITRE 1 Les noms du faux

Le mot même de désinformation, devenu si obsédant peut tromper ; il est tentant de l'appliquer à toute information qui contredit nos croyances. Or la désinformation suppose plus que le simple mensonge, ou la dissimulation : des dispositifs, des méthodes et des objectifs dans une configuration conflictuelle. Ceux qui la pratiquent ou y sont confrontés professionnellement ne sont pas les derniers à en réaliser la complexité.



CHAPITRE 2 La chose avant le nom

Le stratagème, la rhétorique, la propagande, les faux et les tromperies : il y a longtemps que l’on sait manipuler l’opinion. Ni les praticiens ni les théoriciens n’ont manqué au fil des siècles qui ont cherché à transformer l’information truquée en atout victorieux




CHAPITRE 3 La guerre froide du faux

La guerre froide prolonge l'affrontement géopolitique et idéologique par la guerre de l'information et l’art des fabrications. Jusqu'à la chute du Mur, la dénonciation de la désinformation soviétique menée par des services secrets est une caractéristique du discours anti-communiste aux accents inquiets.

Chapitre 4 Guerres, spectacles et trucages

Depuis les dernières décennies, les conflits se réclamant de valeurs universelles, se transforment en lutte pour diaboliser l'adversaire et la fabrication de preuve des crimes justifiant l'intervention se professionnalisme.





II° partie : Technologies de l’illusion

La désinformation à l’ère des mass médias était surtout l’art d’introduire dans le circuit journalistique une fabrication bien conçue pour déstabiliser ou diaboliser la cible. Avec le code numérique et le réseau social, les règles changent et des possibilités immenses au falsificateur comme au vérificateur.





CHAPITRE 5 Stratégies numériques

Truquer un texte, une image, une référence, une preuve est désormais à la portée de clavier. Le faux démocratisé prolifère, tandis que se multiplient les motifs de le pratiquer, les occasions et les cibles : les techniques dites de l'information et de la communication apportent plus d’incertitude sur le réel.





CHAPITRE 6 Réseaux du faux

Facilitant l’expression, mais aussi le recrutement et la coordination pour l’offensive, les réseaux sociaux sont de redoutables moyens de diffusion de la rumeur, du scepticisme de masse et des délires. Le pouvoir qu’ils confèrent aux sans-pouvoir est aussi celui de mentir ou de délirer





CHAPITRE 7 Simulacres numériques

Sur le Internet, il est possible non seulement de fausser ou de diffuser du contenu, mais aussi de se faire passer pour qui l’on n’est pas. Des techniques de création de faux partisans simulant des mouvements d’opinion altèrent le jeu de la confrontation.




III° partie : Désinformation les nouveaux pouvoirs contemporains



Autrefois réservées à quelques opérations internationales spectaculaires, les méthodes de désinformation, mais aussi la dénonciation/décryptage de la désinformation (vraie ou imaginaire) de l’adversaire se systématisent, en économie, dans les relations internationales, en politique, dans les luttes idéologiques.



CHAPITRE 8 Economie des simulacres

Dans les économies dites de l’information, il est de plus en plus rentable de traiter le concurrent en adversaire en le déstabilisant par l’information ou de défendre ses intérêts à travers l’influence, donc à travers les croyances que l’on instille.





CHAPITRE 9 Géopolitique du faux

L'affrontement entre puissances internationales passe désormais non seulement par la lutte pour imposer sa représentation du monde, mais aussi par une guerre de l’information pour faire prédominer sa vision des faits et pour décrédibiliser la réalité de l’autre.





CHAPITRE 10 Ministère de la vérité

Obsédés de le conspiration d’un côté, persuadés que le Système repose sur le déni de la réalité d’un côté contre leurs dénonciateurs inquiets de la marée de la désinformation, souvent venue des réseaux sociaux de l’autre : la question de la désinformation et de la contre-information détermine largement les tensions politiques.




CHAPITRE 11 Fausse conscience et conscience du faux

Les idéologies, par définition sont des corpus d’idées qui en affrontent d’autres. Désormais elles se divisent, certes sur l’interprétation du monde ou du monde souhaitable ou possible, mais surtout sur l’établissement du vrai et du faux



CONCLUSION

Les stratégies du faux ont créé une relation profondément asymétrique entre déstabilisateurs et partisans du contrôle, entre ceux qui veulent perturber et ceux qui veulent perdurer. Dans le temps puisque le bruit ou la “révélation"peut partir à tout moment et qu'il faudra “réparer” après. Dans l'espace, puisque le message déclencheur ne connaît pas de frontières. Dans les objectifs déstabiliser /apaiser. Dans les moyens : une image ou un texte / une organisation. Dans les statuts…

Bienvenue dans le brouillard du réel.


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