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Quelle guerre ? Quelle victoire ?
Médium 49


Notre époque adore voir les vainqueurs - les performants, les populaires, les séduisants, les efficients- ; elle communie dans l'émotion : gagner, c'est vibrer. Mais aimons nous vraiment la victoire, celle qui se remporte après atroce résistance, celle qui brise l'ennemi pour forcer sa volonté, celle qui s'inscrit dans l'Histoire ? Et pouvons nous ?

Nous sommes, paraît-il, en guerre. D'intérêt et pas de religion dit le pape. Contre le terrorisme dit le président. Contre la barbarie dit le premier ministre. Contre Daesh précisent ceux qui aiment que l'ennemi ait un nom et une adresse (Monsieur al Baghdadi, Califat, pays de Cham, Entre Syrie et Irak). Contre l'extrémisme violent disent les Américains.

Notre armée intervient au Mali, en Centre Afrique, en Libye et ailleurs. Et ne parlons pas de l'Amérique d'Obama (opérations militaires en Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yemen, Somalie, Pakistan pour ce prix Nobel de la paix). Tous ces drones, tous ces bombardiers, ces interventions au sol, peut-être, quel triomphe annoncent-ils ? Qu'écrirons-nous dans les manuels et quels monuments pour quelles commémorations ? Ou voulons-nous simplement qu'ils nous fichent la paix, cessent leurs attentats et décapitations en ligne et nous laissent retourner à notre vivre plus ou moins ensemble et à notre mondialisation plus ou moins heureuse ?

Le djihadisme avec qui nous sommes sensés être en guerre, ne peut ni gagner (pas d'émirat futur à Washington), ni perdre (si chaque kamikaze recrute ses successeurs pour le venger). Plus généralement, nous, occidentaux, malgré notre supériorité technique, ne gagnons plus de guerres tant nos bienveillantes interventions militaires suscitent de nouvelles hostilités.

Du coup, les médiologues (et quelques praticiens) s'interrogent sur la notion de victoire : il faut savoir la définir et définir l'ennemi, il faut y croire, y faire croire (surtout en persuader le vaincu) ; il gagner la bataille pour la mémoire des peuples. Ce qui nous amène aussi à réfléchir sur la relativité historique de l'idée de guerre victorieuse donc de paix, ou plutôt aux variations de ses représentations.

Dans le numéro 49 de Médium intitulé Quelle guerre ? Quelle victoire ? qui sort dans quelques jours :
Sous la direction de F.B. Huyghe

Ouverture La faiblesse des armes
Régis Debray, F.B. Huyghe

Quelle guerre ?Vaincre et convaincre
Clausewitz, réveille-toi !F.B. Huyghe
Notre djiad Paul Soriano
L’éloquence du massacre Philippe-Joseph Salazar
Les réseaux du chaos P.-M. de Biasi et C. Schmelck
La contamination par l’image Margaux Chouraqui
L’école de la guerre Jacques Billard

Quelle victoire ? La victoire incertaine
La guerre au sein des populations Gal. Vincent Desportes
Quand la victoire se défile Olivier Kempf
Le meurtre pour les nuls Nicolas Mazzucchi
Théâtre de guerre Émeric Lhuisset
L’histoire jugera Pierre Conesa

Mémoires de guerres

Déboulonnades Monique Sicard
Réduire au silence Robert Dumas
1918 : quelle victoire ? Jacques Lecarme
1940 : quelle guerre ? Clément Sigalas


Écouter aussi l'émission La guerre et nous et retenir sa soirée du 18 octobre pour une présentation à l'École militaire

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