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Pèlerins bouddhistes et routes de la soie
Répandre la foi, retrouver la rectitude doctrinale


L'Europe ignore généralement que le bouddhisme, implanté en Chine au début de notre ère, suscita une étonnante aventure humaine et spirituelle : celle des pèlerins chinois qui, à travers la Sérinde (1) , partent pour l’Inde, vers les lieux où vécut le Bouddha historique, vers les centres spirituels ; ils sont en quête de rectitude doctrinale et de textes sacrés. Pendant quatre cents ans environ, du IVe au VIIIe siècle, jusqu'à ce que la poussée islamique butte aux portes de la Chine, des moines se risquent par les déserts et les montagnes, plus rarement par mer.

Plutôt mourir en marchant vers l’ouest que vivre en revenant vers l’est” pourraient-il proclamer comme le plus fameux d’entre eux, le maître de la loi Xuanzang. Des espaces immenses, des mois de souffrances, des périls réels ou imaginaires, des brigands, des guerres, des dragons, des fantômes, des tempêtes de sable ou de mer, tout cela compose une épopée longtemps oubliée.

De cette pérégrination, il reste des traces tangibles dont la plus célèbre est peut-être l’ensemble des grottes de Dunhuang découvertes au début du XXe siècle. Cette oasis de la province du Kansu, avec ses 45000 mètres carrés de peintures rupestres (2) , ses 2400 statues et ses dizaines de milliers de rouleaux, celés pour certains depuis plus de dix siècles, abrite la mémoire iconique de ce bouddhisme en mouvement. Mais les marcheurs de l’Éveil que furent les pèlerins de la Sérinde ont aussi laissé une mémoire écrite. Toutes les chroniques des voyages mystiques vers l’Occident.

Si l’on voulait jouer le jeu de la comparaison littéraire, voire de la symétrie, il faudrait confronter ces textes à des récits comme ceux de Marco Polo ou d’Ibn Batouta. On découvrirait alors un regard extrême oriental sur un Occident, l’Inde, qui constitue notre Orient. Ces quatre siècles de chronique contiennent une description des royaumes bouddhiques d’Asie Centrale et d’Inde, ; ils permettent de suivre les rapports qu’entretenait la Chine avec ses voisins dont les nomades toujours menaçants, tels ces Huns Hephtalites installés dans le Gandhâra au V° siècle. En arrière-plan de ces pieux voyages, il y a toujours une curiosité politique, voire des missions au service du Fils du Ciel : les pèlerins se font parfois diplomates, historiens, observateurs des paysages et des coutumes et leurs relations vaudraient déjà à ce titre.

Pour qui cherche davantage l’insolite, leurs textes reflètent un merveilleux bouddhique qui vaut bien le merveilleux chrétien ou islamique. Roi des Dragons convertis, pagodes surgies miraculeusement ou sol s’entrouvrant pour engloutir les méchants..., de ce point de vue, les moines chinois ne rencontrent pas moins de monstres et merveilles et ne se laissent pas moins raconter de miracles que les voyageurs occidentaux. Mais, plus encore que de l’histoire, de la géographie ou de l’imaginaire, les mémoires des pèlerins bouddhistes témoignent de la façon dont voyagent les dieux et les idées des hommes.

En effet, les pèlerins de Sérinde ne veulent pas seulement se sanctifier ou contempler les traces du passage terrestre de l’Éveillé ; ils consacrent des années à rechercher des textes originaux indiens Hinayâna et Mahâyana, du Petit et du Grand Véhicule. Le bouddhisme chinois se caractérise par son souci de la lettre comme réceptacle de l'esprit. Pendant des siècles, les moines sont obsédés par les rouleaux prodigieux : les soutras en pâli ou en sanscrit, les textes fondateurs, ceux qui exposent la doctrine pure et présentent la discipline correcte, ceux qui stimuleront d'autres quêtes mystiques. Les grands traducteurs sont révérés à l’égal des grands saints : des milliers de lettrés consacrent leur vie à transcrire en chinois les écrits rapportés du pays du Bouddha, du Seigneur Fo comme on l’appelle en Chine, persuadés que, de la justesse d'un mot donc d'une idée découlent des conséquences spirituelles incalculables.

Tel est le grand mouvement qui lance d’est en ouest les pèlerins chinois : aller recueillir aux sources le message du bouddhisme déformé et parasité au cours de son voyage au long des routes de la soie.

Que l’histoire du bouddhisme se confonde pour une part avec celle de la mythique route de la soie, nul n’en doute : on sait qu’elle fut, outre le chemin d’une marchandise, la voie des rencontres entre l’Europe et la Chine mais aussi entre la Chine et l’Inde.

Par la route de la soie, sont réputés s’être répandus aussi bien les connaissances astronomiques que l’art gréco-bouddhique du Gandhara, le papier ou la porcelaine, le bouddhisme, l’islam ou le nestorianisme. Et les trois inventions dont Francis Bacon célébrait déjà la force, la vertu et les conséquences (l’imprimerie, la boussole et la poudre à canon) suivirent les même chemins.
Hors sa partie qui contourne le désert du Taklamakan, le cœur des routes bien dessiné parce que formé d’itinéraires obligatoires, la “route de la soie” au sens historico-géographique est une expression relativement vague qui désigne toutes sortes d’itinéraires commerciaux entre Orient et Occident (y compris des routes maritimes), voies par où ont transité une multitude de marchandises. La soie en fut seulement la plus emblématique ou la plus riche en connotations.

Mais, au fil du temps, ”Routes de la soie” a fini par prendre, un sens métaphorique. Ce grand réseau qui parcourt l’Eurasie pour en déterminer parfois l’histoire est devenu le symbole de toutes les rencontres de l’Ouest et l'Est, de tous les contacts entre cultures et civilisations. Les contacts en question pouvant impliquer invasions et massacres, ou encore le voyage du virus de la peste.

Cette idée de route nous renvoie aux rapports qu'entretiennent diffusion des biens et des idées, itinéraires des marchands et pèlerins.
Car, s’il est évident que les seconds suivent les premiers (les historiens nous ont appris depuis longtemps que la carte des routes commerciales coïncide avec celle de la diffusion des religions), pareil constat recouvre des situations fort diverses : il existe de considérables différences dans la stratégie de prédication du Petit et Grand Véhicules, du manichéisme ou de l’islam, dans leurs rapports avec l’écrit, l’image (et chaque fois en arrière plan la question iconoclaste qui se pose à toute religion et y provoque généralement une crise théologique de première grandeur), et enfin dans l’organisation du “corps professionnel” des propagandistes de la foi. L’idée générale qu’une route commerciale sert aussi et surtout à transporter du savoir et de la croyance recouvre une infinité de situations et de mécanismes.

Pour aller au delà des notions magiques et floues “d’influences culturelles” ou de “grandes voies de contacts entre les civilisations”, il faut comprendre le jeu complexe des barrières physiques et mentales, des lignes de force topographiques et des stratégies humaines dont le résultat final est qu’une idée traverse ou non le temps et l'espace, que l’effet d’un texte produit dans un lieu et une culture particulière se manifeste à l’autre extrémité d’un continent. Il faut parfois éclairer la mystique par la tectonique.

La découverte de la Chine par l’Europe fut, en dépit de la circulation des marchandises et malgré les textes de voyageurs médiévaux, une interminable affaire : il fallut attendre les Jésuites de Chine au seizième siècle (tel Mattéo Ricci ou Bento de Goes) pour que les connaissances imprécises que les Européens avaient sur Cathay, la pays des Sères, Sina..., sa position, ses religions prennent un peu de consistance.

Mais à cette ignorance séculaire, répond une égale ignorance sino-indienne, dont on parle moins. L’histoire des deux grands pays fut plus faite de contrastes que de concomitances, la langue et l’écriture chinoise étant peut-être la plus formidable barrière qui ait isolé l'Empire. Il l'était aussi par les déserts, la mer, l’Himalaya ou les invasions nomades toujours menaçantes, telle celle des Xiongnu qui suscitèrent chez les Empereurs Han le besoin de chercher des alliances et donc d’ouvrir la route de la soie au IIe siècle avant notre ère.

A cette relative imperméabilité des deux grandes civilisations, il est tentant d’objecter une éclatante exception : le bouddhisme, don de l’Inde à la Chine, où il va concurrencer taoïsme et confucianisme, les affronter parfois, s’y mêler à d’autres moments. Or, le processus de diffusion, traduction, vérification, régénération, etc... du bouddhisme en Chine se laisse difficilement réduire aux simplifications.

La carte mondiale du bouddhisme a tant changé qu’il est difficile aujourd’hui d’imaginer qu’elle fut sa géographie durant le premier millénaire. Si l’on parle beaucoup en France du bouddhisme lamaïque et du zen, on oublie leurs ancêtres, du Petit et du Grand véhicule, on a du mal à imaginer qu’Afghanistan et Turkestan furent le territoire de royaumes bouddhiques, que la doctrine fleurissait en Inde avant l’Islam, ou encore que les conquérants mongols furent largement bouddhisés avant de devenir musulmans...

Cette façon erratique de se diffuser, percées et reculs étonnants, le fait que le bouddhisme puisse se présenter sous des formes aussi multiples, allant de la dévotion la plus iconolâtre, à l’abstraction la plus pure, tout cela tient sans doute aux modes et stratégies de prédication de cette croyance.
Dans son histoire on distingue habituellement quatre grandes phases. La première, du vivant du Gautama Bouddha, entre 560 et 480 avant notre ère et dans les décennies qui suivent pendant lesquelles est constitué l’ordre monastique qui doit répandre sur toute la Terre la découverte de l’Éveillé.

C’est la méthode qui permettra aux hommes se libérant des illusions du Monde et du Moi, d’échapper au cycle des réincarnations et par là à la souffrance et à la mort. Plus concrètement, commence à se constituer le “Tripitaka” (littéralement les trois corbeilles). C’est le canon des écritures composé d’une corbeille de textes relatifs à la discipline monastique, une seconde de sermons ou soutras du Bouddha ou de ses disciples et de la dernière composée de textes philosophiques et psychologiques. L’éclatement du bouddhisme en multiples écoles et les adjonctions de textes aboutiront au fil du temps à la constitution de plusieurs Tripitakas (3) , en pâli ou en sanscrit. Tels sont les écrits originaux que les pèlerins de ce livre allaient chercher en Inde. Tant et si bien que les canons de certaines écoles ne sont plus connus que par leurs traductions chinoises.

Deuxième période cruciale : au IIIe siècle avant notre ère, le bouddhisme se répand depuis l'Inde, en grande partie sous l’influence de l’empereur Ashoka, vers le sud-est asiatique via Ceylan et vers l'Asie Centrale, par l'actuel Afghanistan et par les royaumes helléniques de la région, résultat des conquêtes d’Alexandre.

Troisième temps : l'apparition, au premier siècle avant notre ère, du Mahâyâna ou bouddhisme du Grand Véhicule qui se sépare du Hinayâna par sa volonté d’offrir une voie de salut plus large à tous les hommes puis se divise vite en de multiples écoles. Son expansion, à partir du premier siècle après Jésus Christ, coïncide avec l'apogée de l'Empire kouchan. Au Nord-Ouest, suivant les voies des conquérants et des marchands, à partir de Taxila, par le Gandhâra et la fameuse passe de Khyber, le bouddhisme rejoint la Sogdiane et la Bactriane. A travers l'Afghanistan, la voie des pèlerins s'unit alors à celle des caravanes au nord de la chaîne himalayenne jusqu'en Chine.

Enfin, en une quatrième phase, avec le VIIe siècle, un bouddhisme dit Vajrayâna, Véhicule de Diamant, très imprégné de yoga hindouiste, comme de magie tantrique parvient enfin à franchir l’Himalaya par le nord-est, par le Tibet.

Aujourd'hui, les principales zones d'influence des grandes tendances bouddhiques reflètent encore cette logique géographico-historique. Le Petit Véhicule (sous forme de son école "survivante" cinghaiase, le Theravada) a suivi la direction de la voie maritime de la soie et subsiste à Ceylan, en Thaïlande, en Birmanie et au Cambodge. Le Grand Véhicule, Mahâyâna, a connu ses plus grands succès en Chine, au Japon, au Viêt-nam et en Corée et sa diffusion coïncide pendant une longue période avec la route terrestre de la soie. Enfin, le Vajrayâna, Véhicule de Diamant, séparé du Mahâyâna vers le milieu du premier millénaire en Inde du Nord, après avoir exercé longtemps son influence jusqu’en Mongolie subsiste surtout au Tibet comme isolé et protégé par son caractère himalayen.

L’histoire générale de la diffusion du bouddhisme met en œuvre à la fois les décrets des empereurs convertis, l’action des marchands, l’activité de la Samgha (la communauté religieuse), animés d’une même volonté d’enseigner à tous sans distinction de caste ou de nation la voie du nirvâna. Ce qui fut retenu, compris et adapté de ce message fut extraordinairement divers selon les milieux qui le recevaient. Mais jamais ce polymorphisme étonnant du bouddhisme, ces étranges rapports de la lettre et de l’esprit ne se sont manifestés de façon aussi surprenante qu’en Chine.

Le Bouddha-Fo a pu être tantôt persécuté comme religion étrangère, tantôt être défendu par les empereurs, tantôt il a entretenu des rapports conflictuels avec le confucianisme et le taoïsme. Parfois le bouddhisme a été récupéré par le second, souvent les adeptes chinois de l'Éveillé ne possédant qu’une version simplifiée de leur propre doctrine, ont dû faire comprendre à leurs compatriotes des concepts dont leur langue et leur mentalités les éloignaient le plus... D'où la tendance à la dégénérescence ou au syncrétisme.

Rejoindre à travers l'espace, les lieux où se manifeste le sacré, se relier à travers le temps à la communauté des croyants, atteindre, à travers son propre Moi, un état supérieur de guérison, de rédemption ou d'élévation, telles sont les composantes de tout pèlerinage : une réalité physique, une réalité symbolique, une réalité intérieure. Mais ce qui fait l'unicité de l'aventure de moines pèlerins est qu'il reviennent porteurs d'instructions nouvelles et de paroles efficientes : l'enseignement qui les aidera eux et les fidèles à approcher de l'éveil désiré. Le pèlerinage ne s'accomplit jamais définitivement ; il ouvre d'autres chemins.

L’œuvre des pèlerins de Sérinde, son décor historique, sa dimension poétique, culturelle et mystique nous frappent toujours. En lisant leurs mémoires devenus introuvables et qui sont ici présentés dans leurs traductions par des grands orientalistes de la fin du XIXe siècle ou du début du nôtre, le lecteur pourra aller sous l'arbre du Bouddha dans les grottes peintes des oasis, naviguer de Ceylan à l'Indonésie, entendre des histoires de pirates ou de déserts hantés par des démons, découvrir un pan mal connu de l'histoire orientale, suivre des personnages dont les peurs et les souffrances sont transcendées par la quête spirituelle. Mais on méconnaîtrait l’entreprise de ces intellectuels aux pieds sanglants si l’on oubliait combien elle éclaire à la fois le mécanisme de médiation propre au bouddhisme et celui qui régit la circulation millénaire des idées et modèles à travers la route de la soie.

L’aventure de la transmission du bouddhisme via la Sérinde jusqu’en Chine, puis de son ressourcement grâce aux pèlerins est un des exemples les plus étonnants de la façon dont le contenu et le succès d’une croyance dépendent des moyens matériels de sa propagation, des hasards de la géographie, de la logique d’une langue, des pesanteurs d’une culture mais aussi de l’action de quelques hommes.

Bref, on entrevoit à travers leur aventure comment les idées changent le monde : par la circulation hasardeuse de papiers et parchemins, par l’action imprévisible des lieux et des images, mais surtout grâce à l’armée des voyageurs, des chercheurs et des propagateurs. Avant de faire des disciples, les idées font des kilomètres, elles franchissent des passes, elles se perdent dans les sables, elles se noient. Elles avancent à pas d’homme.

Pour des dizaines qui verdirent et fleurirent et pour plusieurs qui entreprirent, - il y en eut à peine un qui noua ses fruits et donna des résultats véritables et il y en eut qui achevèrent leur oeuvre. La vraie cause en fut les immensités des déserts pierreux du pays de l'Éléphant, les grands fleuves et l’éclat du soleil qui crache son ardeur; - ou les masse d’eau des vagues soulevées par le poisson gigantesque, les gouffres énormes et les flots qui s’élèvent et s’enflent jusqu’au ciel. - En marchant solitaire au delà des Portes de fer, on circulait parmi dix mille montagnes et on tombait dans des précipices ; - en naviguant seul au large des Colonnes de cuivre (4) , on traversait les mille fleuves et on perdait la vie.
” dit le Mémoire composé à l’époque de la grande dynastie T’ang sur les religieux éminents qui allèrent chercher la loi dans les pays d’Occident.

Avec Fa Xian le pionnier, Song Yun l’ambassadeur, Xuanzang le “prince des pèlerins” rendu célèbre par le classique de la littérature chinoise "le voyage vers l'Occident", avec Yi Jing mémorialiste de ceux qui partirent pour les pays d’Occident et avec le coréen Hye Ch’o qui en clôt le défilé, nous apprenons le prix de la croyance en marche.

1) Sérinde : peu ou prou l’Asie centrale actuelle ce terme se réfère d’un part à l’Inde mais aussi au pays des Sères, terme utilisé dans l’antiquité pour désigner le pays lointain d’où venait la soie (sericum).
2) Souvent comparées à une bande dessinée qui se déroulerait sur mille ans les peintures murales des grottes de l’oasis de Dunhuang (Touenhouang) témoignent de toute l’histoire du bouddhisme chinois : des influences de l’art gréco-bouddhiques à celle de l’art du bouddhisme lamaïque au moment de l’établissement des Mongols au XIIIe siècle. Quant au sujet des peintures, il raconte aussi bien la vie de Bouddha que celle de quelques grands pèlerins et reflète la vie des oasis comme celle de la cour des Tang
3) Aujourd’hui encore, les moines tibétains qui ont installé une base de données consultables sur Internet ou leurs frères cinghalais qui transcrivent des soutras sur CD-Rom démontrent que, même à l’époque de l’informatique, la compilation du Tripitaka reste une des constantes du bouddhisme et que l'écrit y tient toujours une place unique.
4) Portes de fer et Colonnes de cuivre sont les noms de frontières de la Chine.


Texte publié dans Hermès n° 22, revue du CNRS

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