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Le politique et le médiatique

Autorité politique contre influence médiatique

 

Pendant la période historique où la presse écrite détermine le débat public, les rapports entre le quatrième pouvoir et le système politique se posent en termes de soumission ou critique tant il semble évident que le média joue un rôle second par rapport à l'autorité. Le politique ordonne et agit, le journaliste  s'il est servile ou s'il subit un contrôle  social (voire policier) relaye la position officielle ; il la critique s'il a d'autres options idéologiques, plus le courage le talent ou la possibilité de les exprimer. Les médias valent suivant qu'ils reflètent plus ou moins authentiquement événements et opinions. Dans l'idéal, le citoyen rationnel, éclairé sur les affaires du monde par une presse pluraliste (des journalistes plus "intellectuels critiques" que "chiens de garde"), débat avec ses pairs dans l'espace public, puis indique par des procédures démocratiques le chemin du Bien Commun à des gouvernants serviteurs de la Loi. Il s'agit là d'une utopie évidente car le pouvoir des médias excède très vite  celui de décrire et de juger : voir Randolph Hearst  poussant son pays à la guerre à Cuba en 1898 (une anecdote douteuse veut qu'il ait télégraphié  à son correspondant à la Havane : "Fournissez les images, je fournirai la guerre.").

Cette représentation toute théorique du rapport autorité/influence reflète un stade de la technique lié à la presse à imprimer. Mais d'autres évolutions techniques - nous  en évoquerons trois, mais il en est sans doute d'autres - bouleversent ce rapport.

 

Influence d'État : secteurs et vecteurs

 

La première mutation affecte le lien entre frontière politique et frontière médiatique au sens géographique. Jusqu'au seuil de la seconde guerre mondiale, celui qui contrôle le territoire gère à peu près les flux d'information qui y circulent, même si des publications peuvent franchir une douane clandestinement. Le souverain maîtrise les instruments de destruction sur son territoire (la fameuse violence légitime) mais aussi les moyens de communication de masse, généralement soumis à autorisation.

Mais voici qu'apparaît la radio et qu'aucun gabelou n'arrête les ondes. Pionnier en ce domaine, le Saint Siège se dote de Radio Vatican en 1931, propaganda fidei et émet à l'échelle internationale à partir de 1937 par autorisation spéciale de l'Union internationale de la radio.

La Seconde Guerre mondiale stimule l'usage "offensif" de la radio en direction d'un territoire à libérer ou à conquérir : instructions pour ses partisans, désinformation ou démoralisation pour ses adversaires, propagande pour les habitants... Voir Radio Londres ou "Germany Calling" avec le fameux "Lord Haw Haw" propagandiste nazi.

Pourtant la création de médias destinés à persuader des populations étrangères, dans leur langue et chez eux est typique de la Guerre Froide[1]. L'Est finance modestement quelques médias destinés à l'exportation et à la catéchèse (l'intelligentzia européenne n'a pas besoin de lire Spoutnik pour pencher vers le marxisme et radio Tirana ne convertit que des convaincus).

En revanche, les USA conçoivent sous Eisenhower une stratégie de "diplomatie publique" ; une de ses composantes principales est l'utilisation de radios émettant au-delà du rideau de fer. De 1953 à 1999, l'US Information Agency[2], crée Voice of America, puis la radio anti-castriste Radio Marti. Radio Free Europe, en principe privée, mais financée par le Congrès remplit la même fonction de lutte idéologique contre le communisme. La recette combine l'héritage de Woodrow Wilson (convertir la planète aux valeurs démocratiques, gagner les "cœurs et les esprits"), l'idée chère à la CIA (mener une "guerre culturelle" contre l'Est y compris en montrant combien "notre" jazz ou "notre" peinture abstraite peuvent être subversifs face au réalisme soviétique à la Jdanov) et enfin une confiance très américaine dans le pouvoir libérateur des médias. Il s'agit de donner une "vraie" image de l'Amérique et de son mode de vie. Faire savoir, c'est forcément convertir des citoyens de l'Est qui ne peuvent être communistes que par ignorance.

Dans les années 90, avec la chute de l'URSS (et en particulier sous la présidence de Clinton) la diplomatie publique est remplacée par la politique de "soft power"[3], basée sur l'exemplarité et la séduction des USA. Désormais, les partisans d'un "élargissement" du modèle américain font bien davantage confiance aux médias privés qu'aux officines plus ou moins liées aux services secrets. Beaucoup expliquent en partie la chute du Mur par la séduction du mode de vie capitaliste que les téléspectateurs de RDA contemplaient en recevant les télévisions de RFA. Avec toutes les mythologies que répandent les œuvres de fiction. Le feuilleton "Dallas" et le rock auraient en somme vaincu Honnecker et la Stasi.

Tout ce qui est universel, démocratie, marché, culture de masse et société de communication sert objectivement les intérêts US, pense-t-on dans la décennie 90 : Al Gore prophétise que la démocratie se répandra sur "l'Agora planétaire" de la Toile.

Lors de la première guerre du Golfe, outre les armes de haute technologie, les USA semblent s'être aussi assurés le monopole de l'image, grâce à CNN la chaîne d'information continue de Ted Turner,  Du missile décollant d'Arabie saoudite au missile explosant à Bagdad, rien n'échappe à ses caméras : une guerre sera désormais vue en plongée, donc avec un œil occidental, côté vainqueurs, démocrates et "modernes"[4]. Et les médias nationaux s'abreuveront au robinet à images  planétaire

À l'effet CNN s'opposera pourtant dix ans plus tard l'effet al Jazira. La "petite" chaîne qatarie arabophone reçue par peut-être quarante ou cinquante millions de spectateurs atteint une notoriété mondiale le 7 octobre 2001 en diffusant au monde entier une cassette de ben Laden au début de l'intervention militaire en Afghanistan. La chaîne qui, depuis s'est dotée d'une petite sœur anglophone, compte dans tout le monde arabe, symbolisant une vision alternative de celle de l'Occident[5]. À tel point que les émirats financent al Arabiya, que les USA lancent des radios et télévisions arabophones (comme al Hurrah) pour compenser son influence.

Désormais, dès qu'une État prétend à une influence hors-frontières, la chaîne internationale d'information télévisée, si possible multilingue, devient un outil presque obligatoire : BBC International pour le Royaume-Uni, Deutsche Welle pour l'Allemagne, Russia Today pour la Russie... Même notre pays, avec France 24 émettant simultanément en français, anglais et arabe n'échappe pas à la règle. Tout est possible, de la lutte idéologique (Telesur chaîne latino-américaine anti-impérialiste lancée par Chavez) à la fonction vitrine : attirer les investisseurs étrangers et donner une vision paisible du pays, (fonction de la télévision chinoise CCTV). Dans tous les cas l'État séducteur selon l'expression de Régis Debray[6] doit maintenant persuader aussi l'opinion internationale, ou au moins une très vaste aire culturelle (monde arabo-musulman ou latino-américain) d'adhérer à ses objectifs.

D'autant qu'il n'est pas seul à jouer sur ce terrain.

La compétition par les chaînes par satellite - relayée bien entendu sur Internet comme nous le verrons - est maintenant ouverte y compris aux organisations internationales, ( telle l'Otan lançant une télévision destinée à combattre la communication des talibans) ou à des partis comme le Hezbollah avec al Manar.

D'autant plus que si l'on remonte un degré de plus en amont, non pas vers la diffusion mais vers la fabrication d'images, la compétition est encore plus ouverte et le contrôle plus difficile[7]. Les Américains, incapables d'empêcher la circulation de vidéo cassettes jihadistes du "producteur d'al Qaïda", as-Sahab en sont conscients, comme le sont les Israéliens qui hésitent entre l'interdiction des caméras à Gaza ou la contestation des images des bavures de Tsahal. Ils les dénoncent comme du pur "Pallywood" (Hollywood + Palestiniens) : des mises en scènes d'atrocités par des manipulateurs du Hezbolalh ou du Hamas abusant les reporters européens. La lutte est désormais engagée pour la métapropagande : décrédibiliser les images de l'autre comme pure propagande.

Certes, pas plus qu'il n'existe de marché parfait, il n'y a de circulation concurrentielle absolue de l'information. Dans la plupart des pays, le média le plus influent restera une chaîne télévisée nationale, et l'idée que "sur Internet plus aucune censure n'est désormais possible" est carrément fausse. La Chine réussit notamment - aidée, il est vrai,  par la barrière de la langue - accomplit ce paradoxe  : avoir une population énorme branchée sur Internet et un contrôle politique presque sans faille de ce à quoi elle a accès. Mais la tendance lourde est à l'abolition de la frontière intérieur/extérieur

 

La classe politique : spectacle et dépendance

 

 

Seconde grand effet de l'explosion des médias : la dépendance de la classe politique à  leur égard. Abaissement du politique et de sa dignité face aux exigences de l'Audimat, de l'urgence spectaculaire, de l'agenda télévisuel, impératif de séduction et de personnalisation, prédominance de la vulgate journalistique, confusion entre représentants du peuple et membres des peoples..., la critique a été souvent faite. Du coup, la dénonciation (justifiée) de l'État spectacle[8] finit presque en lieu commun pour plateau télévisé. Le lecteur nous dispensera de plaider le dossier en détails pour ne prendre qu'un exemple.

Il est d'ordre financier : l'argent de la communication politique. Ainsi le budget des campagnes pour l'élection présidentielle - Barack Obama (639 millions de dollars) et son rival (360 seulement) - excède le milliard de dollars, la plus grande partie dépensée en publicité pour les médias. Ce record historique (trois fois le prix de la campagne de 2004) prolonge une tendance lourde : la sélection de la classe politique sur des critères médiatiques avec son corollaire, la professionnalisation de la communication et la prédominance du spécialiste de l'apparence sur le responsable de la décision.

Nous aimerions croire que notre pays - où il est vrai, un candidat n'est pas encore autorisé à dépenser des millions d'euros pour des minutes de télévision - ne subit pas cette dérive, mais de récentes affaires (le budget de sondage de l'Élysée ou la révélationa des sommes perçues par quelques gourous du marketing politique) suggèrent le contraire.

Il n'y a pas eu une époque mythique où le succès d'un politicien ne dépendait pas de sa capacité de sourire et de lever des fonds et où il n'était élu que sur son programme et le contenu de son discours. Sans souci de sa démagogie, de sa télégénie, de ses petites phrases ou de ses dons publicitaires. Simplement le changement quantitatif (l'argent) traduit des changements qualitatifs : l'évolution de la forme ne peut pas ne pas changer le fond. D'un côté, le conseiller en communication traduit tout en termes de consommation politique (demandes de l'opinion mesurées par sondage, adaptation de l'offre aux tendances "sociétales", tendances, créneaux, image de marque...) ; d'autre part les médias sélectionnent sur leurs propres critères (le renouvellement perpétuel, les questions "qui font débat" et "qui interpellent", l'image forte, la formule qui échappera à l'oubli, la "relation humaine" et la capacité "d'être proche des gens" que doit avoir le "produit politique"..). Au total il faudrait une singulière force de caractère pour résister aux projecteurs et aux paillettes. Comme à la pression de l'urgence médiatique avec son tempo particulier (réagissez vite, soyez original et exhaustif, mettez vous au niveau du téléspectateur, vous avez quarante secondes).

 

Le temps du tous médias

 

À certains égards, la troisième tendance contrarie les deux précédentes. Un slogan la résume  : "Ne haïssez plus les médias, devenez les médias." Toute organisation visant à peser sur le débat public (courant de pensée, ONG ou association, lobby, centre de recherche, groupe militant...), voire tout individu pratiquant le "journalisme citoyen" dispose désormais de facilités inédites pour faire connaître virtuellement à la planète son opinion ou son témoignage - fût-ce une photo d'un événement historique prise depuis un simple téléphone portable.

En amont, chacun peut se servir instantanément dans d'inépuisables réserves de données.

Qu'il s'agisse d'archives - textes, photos, séquences, son-, de dépêches ou images venues du bout du monde, de la faculté d'aller consulter directement le site de tous les acteurs d'un événement, n'importe quel citoyen doté d'une connexion à Internet dispose sur l'instant sans frontière et généralement gratuitement de sources dont les directeurs des plus grands quotidiens ne rêvaient pas il y a trente ans.

Pour son message, le néo-journaliste doté d'un minimum de bagage technique peut réaliser tous les montages de textes et images fixes ou animées qu'il peut souhaiter, sans parler des trucage qui renvoient à la préhistoire les affaires orweliennes de clichés retouchés l'encre de Chine pour faire disparaître Trotsky.

Enfin en aval chacun a une chance théorique de voir son message consulté de la planète que la source (son site p.e.) soit réputée, ou que d'autres Internautes (par des liens depuis des sites, par un système de recommandation, rétroliens[9]...) conseillent d'aller le consulter, ou, enfin qu'il soit remarquablement indexé (le "Google ranking", place que tient une adresse Internet dans la hiérarchie des réponses fournies par le moteur de recherche à une demande sémantique, telle un mot-clef, est un facteur décisif du succès d'un message).

D'où une contradiction. D'un côté les chances que possède le "faible" de faire connaître un événement ou de défendre un argument le mettent à égalité - toujours en théorie- avec le fort. D'autre part, nous savons très bien que le "terminal ultime", notre cerveau n'a qu'un temps de disponibilité limité et n'absorbe que certaines informations, de préférence celles qu'il peut recevoir sans trop d'effort et qui flattent ses préjugés. Nous savons que parmi ces millions de dénonciations, protestations, admonestations, proclamations, etc.. qui se concurrencent sur la Toile, seules quelques unes atteindront un vaste public. À plus forte raison, très peu pèseront sur la décision du politique.

Quand tout est disponible, entendez quand toutes les visions de la réalité peuvent se concurrencer, la surabondance a des effets paradoxaux. Ainsi, si chacun peut "être" journaliste, chacun peut aussi recevoir son journal unique, piochant à différentes sources en fonction de ses intérêts et combinant. Mais avec un risque : celui de la répétition, de la monomanie et de l'isolement :  n'aller qu'aux sources qui confirment nos croyances, ou ne partager qu'avec ceux qui nous ressemblent et adoptent le même point de vue (notre "réseau social").

 

Enfin, les cas les plus spectaculaires de "réussites" du journalisme "citoyen" ne sont pas forcément à son honneur : bouts de vidéos pris à la sauvette et où un homme politique gaffe ou se ridiculise, thèses du complot démontrant que tout est truqué dans le onze septembre, gags de mauvais goût ou insultants comme une photo retouchée de Michelle Obama avec des traits simiesques. C'est un lieu commun de dire que le meilleur et le pire voisinent grâce aux nouveaux médias, mais les critères d'émergence et de propagation "virale" -un document est signalé, repris, cité, recopié, commenté, indexé...- ne favorisent pas forcément le meilleur. Ni le plus original  : dans un système où tous s'expriment, la tentation est forte de citer, reproduire ou paraphraser, de pratiquer la pensée "copiée/collée", de telle sorte qu'il devient parfois impossible de trouver la source primaire et de vérifier une information reprise des milliers de fois.

La situation se complique à mesure que s'amenuise la frontière commentateur/acteur, entre celui qui est censé décrire le monde, ou au minimum l'actualité, et celui qui est censé vouloir les changer.  La notion même d'événement devient plus vague : nombre des faits dignes d'être rapportés par les médias ont été mis en scène pour produire précisément cet effet médiatique. Y compris, sous  la forme la plus cynique, l'attentat terroriste qui est, après tout, un acte sanglant mais publicitaire.

Dans tous les cas, pour le politique, "agir" passe de moins en moins par la voie traditionnelle : l'idéologie génère le parti et le programme, le parti gagne les élections, il applique le programme avec l'autorité de l'État. Cela se fait de plus en plus par les jeux des réseaux et mouvements dits "de la société civile", comprenez ceux qui sont censée représenter des demandes de citoyens, désirent défendre un intérêt ou faire avancer une cause et qui ont accès aux médias. Ils établissent à l'égard de l'État toute une variété de rapports de suggestion, inspiration, critique, protestation ou mobilisation qui passent indirectement par l'opinion, donc via les médias.

Le problème n'est plus de savoir si cette situation est prometteuse (au nom de la démocratie directe qui se développe ainsi) ou déplorable (au nom de l'abaissement de la volonté du souverain face aux fabricants d'opinion) : elle s'inscrit dans la logique du développement technique.

Le problème est plutôt de repérer les déplacements de pouvoir qui s'opèrent sous nos yeux. Les nouvelles "fabriques de l'opinion" ne sont plus uniquement de grosses machines déversant des messages standardisés sur des foules fascinées. Elles fonctionnent aussi du bas vers le haut : un "amateur" filmant clandestinement la pendaison de Saddam Hussein ou interceptant des documents du  centre d’études climatologiques sur le réchauffement climatique  (le "climatgate"[10]) peuvent remettre en cause en quelques heure la vérité médiatique admise. Ces fabriques fonctionnent aussi comme des circuits parallèles de contagion dont les mécanismes (la succès de la diffusion de tel thème et non de tel autre) ne se laissent pas résumer en recette faciles. Dans tous les cas, rien ne garantit que les facteurs de succès soient démocratiques : le malin (qui maîtrise des techniques spécifiques pour attirer les moteurs de recherche ou animer ses réseaux sociaux ), le militant (qui bénéficie de l'appui de sa petite communauté) ou l'obstiné (qui passe un temps exceptionnel sur les forums, parfois sous de multiples pseudonymes) ont un avantage.

 

Qu'en conclure ? Que la classe politique, concurrencée, y compris hors frontières, par l'omniprésence des médias et par l'émiettement des micro-tribunes, s'affole face à l'accélération des demandes "sociétales" ? Sans doute, mais cela confirme sans doute plus profondément l'affaiblissement de l'autorité et de la tradition dans nos sociétés qui fonctionnent ou croient fonctionner à la séduction, au consensus, à la reconnaissance des singularités, à la négociation permanent. Toutes sortes de procédures de validation qui concurrencent verdict des urnes et qui ouvrent de nouvelles possibilités d'action aux stratèges de l'influence.

François-Bernard Huyghe



[1] Frances  Stonor Saunders  Qui mène la danse ? La CIA et la Guerre Froide culturelle, Denoël, 2003

[2] Leo Bogart, Premises For Propaganda: The United States Information Agency's Operating Assumptions in the Cold War,  New York, Free Press, 1976

[3] Joseph Nye, Bound to Lead: The Changing Nature of American Power, New York, Basic Books, 1990

[4] Dominique Wolton, War Games, Flammarion 1992

[5]  Miles Hugh, Al-Jazira, la chaîne qui défie l'Occident, éd. Buchet Chastel (trad.fr.), 2006.

[6] Régis Debray,  L'État séducteur, Gallimard 1997

[7] F.B. Huyghe,  Maîtres du faire croire. De la propagande à l'influence, Vuibert 2008

[8]  R.G. Schwartzenberg, L'État spectacle,  Flammarion 1979

[9] Les lecteurs peu familiers de ses vocabulaire technique peuvent trouver un glossaire à l'adresse http://www.huyghe.fr/actu_183.htm

[10] Expression renvoyant au scandale qui éclata en novembre 2009, lorsqu'un pirate informatique préleva dans le serveur du centre de recherches sur le climat (CRU) de référence du GIEC un millier d'e-mails et autres documents qui semblaient démontrer sinon que leurs chiffres étaient truqués, du moins que les preuves du réchauffement étaient assez légères.


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